Les aventures de Ti-pois

novembre 22, 2014

Mambo number three

Filed under: Uncategorized — by maman au cube @ 3:02

Je relis mes posts précédents et je sens la grande injustice de la troisième poindre son nez. Car C et R sont maintenant les grande soeur et grand frère d’une petite Juliette. La dernière addition de la famille, une joie sur deux pattes, enfin pas encore. arrivée à la fin Juillet, après avoir dépassé son terme et avoir pris encore quelques grammes pour compléter le 400 g du 4 kilos. Qu’est-ce que j’ai eu peur de cet accouchement. c’est celui qui m’a le plus angoissée je crois. car je savais ce qui m’attendait. J’étais déjà passé par là deux fois. pas d’échappatoire. J’allais avoir mal. Alors j’ai essayé de me concentrer sur le fait qu’un accouchement ça pouvait être intense, plutôt que seulement douloureux.

et j’ai presque réussi. jusqu’à huit centimètres je gérais super bien les contractions, une après l’autre. en respirant. quant tout à coup elles se sont fait plus intenses, j’ai réussi à l’apprécier en me disant que c’était la dernière fois que je vivais cela. quelle joie ! et puis j’ai atteint le 8 cm. je voulais en être à 10 et j’ai perdu espoir (car on dirait qu’il faut toujours abdiquer quelque chose dans un accouchement, un moment où on se dit « ça suffit, je ne veux plus, j’en ai marre, j’ai peur, je suis plus capable, ça passera jamais. Un moment où la vie est si proche de la mort, où tout tient à un fil). et puis grâce aux encouragements de ma sage-femme et de mon chum, me voilà reparti en concentration (et contractions), à essayer de pousser, de faire descendre cette fille, même si je ne savais pas encore si c’était vraiment une elle, à pousser toute la vie dans mon corps, à hurler à la lune, comme au milieu d’un looping d’une super-montagne russe, j’ai crié et poussé et crié longtemps jusqu’à ce que l’on me dise de regarder mon bébé, ses deux grands yeux étonnés posés au milieu de son visage bouffi qui me regardaient derrière leurs paupières. Je l’ai pris dans mes mains je l’ai porté sur moi et la joie indicible de la douleur qui achève s’est emparée de moi, m’a regonflée, je tenais mon bébé contre moi qui pleurait d’un pleur net et fort. et c’était une fille. elle s’était annoncée à moi. elle m’avait dit intérieurement qu’elle venait. Elle était là, grosse. potelée, grande. vivante. affamée. heureuse.

Après il y a le reste. le placenta. le corps qui ne veut plus suivre. les jambes qui se dérobent. le soluté, la têtée. et la rentrée à la maison pour se reposer.

et après il y a le reste de la vie avec cette troisième petite merveille qui fait le bonheur des deux autres et des parents.

ps: une petite troisième qui fait ses nuits depuis sa troisième semaine, et qui dort 12 heures depuis ses 2 mois. incroyable.

février 2, 2012

Il maaaaaarche

Filed under: garderie,première année — by maman au cube @ 3:56

et voilà, un an et 10 jours: le 15 janvier exactement, Robin a fait ses premiers pas tout seul, entre papa et maman et grande soeur qui court de l’un à l’autre pour qu’on se rappelle qu’on a aussi des raisons d’être fière d’elle et pour jouer à « on va voir Charlotte » avec Robin.

5 jours plus tard, il se lâchait tout seul d’un meuble à un autre chez ses grands-parents sous le regard fier de ses parents et grands-parents, et 2 semaines plus tard, il traverse le salon tout seul, les deux bras en l’air, lui-même tout fier de sa grande prouesse et du miracle d’être sur deux pattes plutôt que quatre (quatre pattes qu’il maîtrise pourtant comme une formule un depuis qu’il a 8 mois).

Alors voilà une nouvelle étape commence: l’arrivée à la garderie depuis un mois, 7 dents dans la bouche, il marche, il fait bravo en disant « babo », il se touche les deux doigts pour faire « pique pique pique » et il dit « maman » et « papa ». Snif Snif Snif. il grandit. Mais heureusement, il sera plus petit que sa soeur pendant encore un bout et pourra être mon bébé encore un peu.

il maaaange !

Filed under: avant 1 an,Uncategorized — by maman au cube @ 3:50

Attention article écrit sur 6 mois…n’ai-je pas déjà dit qu’il faut parfois du temps pour finir un article?

et voilà, à 6 mois et quelques jours, mon grand bébé a testé de la purée, pour la première fois. De nouveau, quel moment plein d’émotion, une célébration, un pas de plus vers l’autonomie….enfin, pour l’instant c’est quand même maman qui cuit, mixe, transvase, ajoute du lait maternel et donne à manger….mais bientôt, tellement bientôt….il n’aimera plus rien et ne voudra plus manger (sic).

Donc me voilà à repasser par cette étape essentielle. Lors de la présentation de la première bouchée, une impression de déjà-vu s’est présentée à moi, mais d’une manière beaucoup moins vive qu’un vrai déjà-vu. quelque chose de plus flou. une vague impression d’avoir lu des trucs sans se rappeler quoi. Car cette fois, je décide de tester la méthode française. Je commence par les légumes, puis les fruits et ensuite suivront les céréales, la viande et le reste.
Devant la première cuillerée de purée de patates douces, Robin a regardé ailleurs. Une fois la cuillère dans la bouche, il m’a regardé d’un oeil hagard: mais qu’est-ce que c’est? pas juste un truc à mâchouiller? il y a du truc gluant qui me reste sur la langue??

Puis une fois la première surprise passée, enfin une semaine suivante, toute la petite cuillère y passait, puis deux, puis la moitié d’un petit pot, puis tout le petit pot….Robin aime manger et c’est un plaisir de lui donner à manger.

Il a maintenant un an, il mange plus que sa grande soeur, et adoooore le pain: ne surtout pas sortir le pain avant que l’assiette ne soit sérieusement entamée car de son petit doigt potelé il ne pensera qu’à pointer vers cet objet de désir, tout intérêt pour son assiette lâchement abandonné.

Il me semble avoir fait des purées différentes de nos repas plus longtemps pour le deuxième car il faut jongler avec les goûts difficiles de la plus grande qui a maintenant 3 ans et me fait des grimaces quand un micro-gramme d’oignon a le malheur d’entrer dans sa bouche. Mais depuis 1 mois, tout le monde mange pareil et la routine du soir vient de s’alléger tout à coup….

mai 27, 2011

Singing in the rain

Filed under: Uncategorized — by maman au cube @ 9:21

et bien allez, je me lance, surtout que la grand-mère vient d’arriver et pourra me prêter ses bras si besoin est. Devant l’insistance d’une météo digne du temps de Noé qui a sévi au Québec durant ce que l’on est sensé appeler « printemps », j’ai dû me résoudre à courir les magasins pour dénicher une paire de bottes en caoutchouc à ma première, et tant qu’à faire un manteau à sa taille et un petit parapluie parce que c’est rigolo et qu’on se souvient tous avec une larme nostalgique à l’oeil de notre parapluie d’enfance. Chaque sortie étant synonyme d’expédition (heureusement que je suis aventurière dans l’âme), je tente de jumeler plusieurs choses en même temps: un RDV chez l’ostéopathe, le diner chez ma cousine et le magasinage proprement dit.

Pour faciliter les choses, je me dis qu’y aller en voiture serait plus judicieux; et voilà ce fut ma première erreur.  Car qui dit voiture, dit communauto, donc dit horaires fixes. Le RDV chez l’ostéopathe étant à 11h00, je prévois partir à 10h00 de la maison.  et le matin, évidemment, il pleut. Lever, allaiter, recoucher le bébé, réveiller la grande, se doucher, faire le déjeuner, aller chercher le bébé,changer le bébé, demander 40 fois à la grande de retourner s’asseoir à table pour finir sa tartine, habiller le bébé, rechanger le bébé, finir de boire son thé, habiller la grande, coiffer la grande, demander 40 fois à la grande de mettre ses chaussures et de les garder pendant que j’allaite le deuxième, changer la couche du deuxième, le laisser pleurer sur le lit pendant que je mets mes chaussures, que je remets les chaussures de la grande, que je l’installe dans la poussette avec le cache-pluie, puis installer le bébé dans le porte-bébé, mettre son manteau, prendre le parapluie et sooooooortir. Fiou, étape 1 achevée.

Je marche donc d’un pas alerte vers le parking communauto qui est à 10 minutes de marche car c’est le seul endroit où il restait une voiture avec un siège auto….pour la grande. ah oui, car en plus du parapluie, du sac à couches, de la poussette, du porte-bébé et des 2 enfants, j’ai autour de mon bras le siège auto du bébé. Non mais sinon ce serait trop facile ! et il pleut, je le rappelle. Il est 10h45 et je suis déjà en retard à mon RDV. Une fois installée dans la voitur, les deux enfants ficelés derrière dans leur siège, je me rends compte en remplissant mon bon de location….que mon RDV chez l’ostéopathe est la semaine prochaine. Bon alors non seulement il faudra recommencer tout ça la semaine prochaine, mais en plus je n’ai plus à me presser. Tout le monde étant installé quand même, je me prépare à aller réveiller ma cousine, histoire de trouver un toit et un abri au sec pour attendre le diner et ensuite aller magasiner. On continue la journée quoi.

Petit diner sympathique. On sort ensuite à deux ( et deux enfants) en direction du supermarché de la fringue pas chère et colorée où on trouve de tout pour nos touts petits. Un imper rose; allant avec les bottes roses, la casquette rose et le parapluie violet plus tard (ça pîque un peu les yeux, mais au moins elle aime, donc elle mettra, donc l’argent n’aura pas été dépensé en vain), ma cousine me laisse pour continuer sa route et la mienne devient tout à coup une piste noire avec bosses.

Bébé dort, dans leporte-bébé et la grande veut marcher. Alors marchons, le soleil est sorti de derrière les nuages. Je veux ensuite faire un petit détour à l’herboristerie pour me refournir en herbes anti-toux et autres produits pour le mieux-être de toute la famille, site situé à une distance de 10 minutes en pas d’adultes modernes et pressés, genre à marcher en téléphonant et en mangeant. Sauf que je suis la seule comme ça dans le trio et en plus je suis alourdie d’un bébé ronflant. 25 minutes plus tard, car la grande a voulu refaire de la poussette au milieu du trajet, je rentre dans la dite boutique. 3 achats plus tard, le ciel menace, bébé s’est réveillé et il me reste de pain à acheter avant de retourner à la voiture à un autre 10 minutes de marche adulte que je dois atteindre dans une heure si je veux rendre la voiture à temps.

Je vise donc le petit parc en face de la boutique avec banc et toboggan pour une petite pause allaitement. Ce parc mouillé et étriqué me semble une oasis de tranquillité dans le désert. J’essuie le banc et m’installe avec bébé dont je colle le bec affamé au sein pendant que la grande escalade le module le plus haut pour aller glisser. Mais voilà, arrivée au toboggan, elle se rend compte qu’elle a envie de faire pipi, alors elle fait demi-tour (mais pourquoi????) pour revenir me le dire et descendre par là où elle est montée, des marches tout à fait inégal, toutes plus dangereuses les unes que les autres qu’elle veut descendre face vers l’avant. et moi, un bras et un sein occupés, les jambes croisées de lui hurler:

– « descends par la glissade, va à la glissade!

– hein?

– bon, mais tourne toi alors, tourne toi pour regarder vers l’arrière quand tu descends.

-hein?

– vers l’arrière, mets les mains sur les marches…

– hein? oooooh, ……..pipi

Ma grande, juchée en haut de son module, le pipi dévalant les marches qui du coup deviennent glissantes, pendant qu’un petit crachin commence à emplir l’air froid de cet après-midi du début mai. Snif snif Je décolle le bébé du sein, remets vite le pad d’allaitement avant de devenir une outre à lait, court chercher ma grande et bénis le ciel d’avoir pris un change complet pour elle. Elle est au sec et repart jouer, je finis d’allaiter, je pose bébé dans la poussette et nous voilà partis acheter du pain et entreprendre l’odyssée du retour. Car il pleut maintenant pour de vrai, et les 10 minutes se transforment en heure car bébé est dans la poussette à ronfler sous sa capote de pluie, la grande est toute fière d’étrenner ses bottes et son nouveau parapluie qui valdingue d’un bord puis de l’autre faiblement tenu par son petit poignet ténu,. et moi, sous mon parapluie tenu de la main qui dirige aussi la poussette, courbée en deux, je tente d’attraper quelque chose sous le parapluie violet chaque fois que nous devons traverser une route, et c’est souvent. Finalement, ma grande accepte de monter dans le porte-bébé dans mon dos, ses deux grandes pattes pendant de chaque côté de mes cuisses, bien calée sous mon parapluie, mon autre main tenant son parapluie et la poussette. il pleut ferme quand j’installe tout le monde dans la voiture et que j’attaque la route à l’heure de pointe pour arriver idéalement 5 minutes plus tard au parking communauto que j’atteinds en vrai 12 minutes plus tard.

Il pleut toujours et comme il faut toujours finir ce qu »on a commencé, bébé continue de pioncer dans la poussette pendant que la grande est derrière dans mon dos sous mon parapluie et que par dessus le tout, je dois porter le siège auto du bébé.

autant dire qu’on a soupé des pâtes ce soir là, et que je les aurais bien préparé depuis mon canapé….Mais au moins ma grande a eu une journée mémorable qu’elle a fini en regardant un dessin animé, vêtue de ses bottes et protégée sous son parapluie !

Petits conseils pour pouvoir poster sur son blog:

Filed under: Uncategorized — by maman au cube @ 2:53

Tout d’abord ne pas sous-estimer; ni surestimer le temps nécessaire à l’écriture d’un simple article: c’est faisable, même si il faut le reprendre 4 fois dans la journée pour pouvoir le finir, car le plus important c’est de commencer.
Alors pour commencer:
– vérifier que la première ronfle de ce son délicat qui indique qu’elle en ait au milieu de sa sieste
– allaiter le deuxième et changer la couche pour être sûre d’avoir un gros 15 min devant soi
– allonger une couverture par terre et la parsemer de livres en tissu qui font scouich scouich, d’un objet en caoutchouc à macher nerveusement et d’un paquet de pâtes FERMÉ qui fait scritch scritch quand on tape dessus
– placer la couverture proche de l’ordinateur
– s’assurer que la correspondance mail/facebook est achevée avant de commencer sinon ça va vous bouffer tout le temps disponible pour cette courte chronique
– lors de l’allaitement, du changement de couches, du remplissage de la machine et de la sortie du clafouti du four, penser au sujet et aux arguments de la chronique; ce sera toujours ça de gagné.
– et bien voilà, vous êtes prête à commencer

un petit coup d’oeil par dessus mon épaule: grand Dieu; il regarde fixement le mur, va-t-il me faire l’honneur de sombrer dans le sommeil et me donner la chance de vous narrer la fabuleuse journée shopping avec 2 enfants sous la pluie pour aller acheter…..des bottes de pluie!

mai 20, 2011

La Rubéole

Filed under: 4 mois,Suivi médical,voyages — by maman au cube @ 3:42

2 jours de fièvre les doigts dans le nez, 2 jours de plaques rouges qui grattent même pas….pas de quoi en faire un fromage; ni même un vaccin d’ailleurs. Il avait 4 mois et c’était sa première fièvre au-dessus de 39. Ça m’a permis de visiter les urgences pédiatriques en France, de voir qu’on y attend presque autant qu’au Québec, mais avec moins de monde dans la salle, et que les docteurs vous donnent plus de temps et surtout plus de papiers en sortant qui ne rentrent pas dans le carnet de santé québécois qui sert seulement à répertorier les vaccins donnés. Alors, est-ce que dans la case rubéole, je peux mettre « fait » maintenant?

avril 17, 2011

3-6-9

Filed under: Uncategorized — by maman au cube @ 10:34

Robin grossit à vue d’oeil: il a trois mois, porte du 6-12 mois en body et du 9 mois en combinaison pour sortir. Il fait ses nuits la majeurs partie du temps. il a découvert sa main droite la semaine dernière et est complètement fasciné par ce nouveau jouet (pas cher disent les parents!). il est aussi fasciné par sa soeur qui du coup commence à s’y intéresser. Une vraie fille: ce regard d’admiration lui titille l’intérêt.
Charlotte qui est d’ailleurs bien consciente qu’il est trop petit pour faire beaucoup de choses, dont marcher et jouer dans le parc, manger des saucisses ou du chocolat.
Mais que bientôt il pourra jouer avec elle. Bref, la vie à 4 s’installe. Pendant ce temps, la maman d’un deuxième gère beaucoup mieux son emploi du temps:
j’ai enlevé toutes les prétentions à faire plusieurs choses en même temps, ce qui prenait du temps juste à y penser. Du coup, c’est fou comme je suis plus efficace: déjeuner, habiller les enfants, les amener à la garderie, ramasser la table, prendre sa douche, remplir des papiers administratifs de toutes sortes…..et bien c’est tout faisable avant 13h00 !!!! chose impossible à réaliser avec un premier enfant. et le tout en changeant des couches et en allaitant. Evidemment l’après-midi reste consacré aux courses, au repas du soir, au jeu dans le parc….et à la routine du soir. Mais ça fait une grosse heure et demi de liberté par jour. Voir 3 heures en comptant le soir.

quel infini bonheur de se sentir aussi libre !

mars 22, 2011

Vécu aujourd’hui

Filed under: 2 mois,vécu aujourd'hui — by maman au cube @ 3:45

Manger debout directement sur la cuisinière en poussant la poussette dans un mouvement de va-et-vient de la main gauche et en brouillant des oeufs dans la casserole des pâtes pour m’en faire un sandwich une fois que le bébé sera endormi et que je pourrai me servir de mes 2 mains.

Il est 13h45.

Note pour plus tard: acheter du jambon ou du végépaté, c’est plus pratique.

Robin est né !

Filed under: 1 mois — by maman au cube @ 3:26

et oui, 6 mois pour mettre à jour un blog, ça s’appelle « l’effet deuxième enfant »….de même que ça prend plus de temps pour reprendre sa taille d’origine, ça prend un peu plus de temps pour recréer des espaces de liberté dans son agenda. Mais voilà Robin est un ange qui aime dormir ! et sa maman sait maintenant qu’on ne niaise pas avec ce genre d’opportunité et on saute sur sa liste de tâches à faire avec un crayon prêt à cocher « Done ».

Donc vous l’aurez compris: Robin est né en tempête ce soir de janvier 2011.

15h45 un pop intra-utérin se fait sentir. Pop? comment ça pop? d’où il vient ce pop? tout à coup je réalise qu’il s’agit d’un pop intérieur, pas l’atteinte subite de l’illumination, mais bel et bien une poche des eaux qui vient de crever. Je me lève précipitamment du lit pour ne pas mouiller tout le matelas,  m’attendant à l’arrivée d’un lac de rétention d’un barrage hydroélectrique. Finalement c’est plus la fonte de la neige sur les bords de toit qui s’insinue progressivement hors de moi…Le temps d’appeler la sage-femme, de convenir de retourner à son bureau pour vérifier l’authenticité du liquide et les contractions commencent. Il est 16h00. Le sourire aux oreilles, l’appréhension au ventre (il me semble que les souvenirs se réveillent petit à petit au fond de mon corps), nous voilà en voiture, avec le sac de maternité dans le coffre, le siège auto et la grande soeur prise en charge par une amie…mais je compte encore revenir à la maison pour commencer tranquillement le travail.

Seulement voilà après 2-3 blagues avec les sages-femmes sur le plan de la soirée, une contraction me prend en traître et commence à figer mon sourire dans un douloureux souvenir. Il est 16h30. Les sages-femmes se regardent, regardent le re-futur papa puis m’annoncent que finalement le plan va changer et qu’elles vont me retrouver directement à l’hôpital. Nous montons alors en voiture (Simone), chercher l’appareil photo à la maison et filer à l’hôpital. À peine assise dans la voiture, d’étranges sons gutturaux montent de ma gorge à chaque contraction. Je ne rigole plus, la poignée de la portière s’en souvient encore. Arrivés à la maison, je vois Charlotte passer sur le trottoir d’en face. Je me dis alors que ce serait une bonne idée de lui dire que l’on revient demain matin avec son petit frère. Sauf qu’il fait nuit, qu’il y a de la neige et de la glace par terre et que je me retrouve à lui dire tout ça accroupie, le souffle court. Charlotte me regarde d’un air interrogateur et me demande, quand je lui annonce qu’on va revenir de l’hôpital avec son petit frère, « et avec un cadeau? »…alala, les enfants, ils ne perdent jamais le Nord.

Il est 16h45. On file à l’hôpital et on monte dans la chambre en chaise roulante car les contractions sont bien installées aux 2-3 minutes. Arrivés en haut, les sages-femmes sont là. La joie d’accoucher en hiver implique aussi qu’il faut se faire enlever ses grosses bottes, ses chaussettes, son pantalon, etc…avant de pouvoir être à l’aise…enfin à l’aise est un bien grand maux…euh mot car lorsqu’on m’annonce que j’en suis à 5 cm, je les trouve bien petits ces cms et bien trop loin des 10 cm escomptés. On me propose alors d’aller dans le bain. À ce moment-ci je ne sais plus vraiment ce que je veux. Je me rappelle tout à coup vivement mon premier accouchement, et me dis : « punaise comment j’ai fait pour oublier ce que c’était » ? S’ensuivent les éternels « ça finit quand? dites- moi que c’est déjà le temps de pousser! je veux plus finalement! et pourquoi pas une césarienne finalement? »

Bref, une heure de bain plus tard et me voilà en train d’annoncer à tout le monde: Ça pouuuuusse ! Charlotte, notre sage-femme, craint que je n’ai pas le temps de traverser le couloir vers la salle d’accouchement et transporte tout le matériel dans la salle du bain. Finalement de peine et de misère je me transporte dans l’autre chambre et me hisse au milieu d’une poussée sur le lit. Les contractions sont violentes et le petit garçon qui est en moi se fraie son bonhomme de chemin presque tout seul vers la sortie, 3 poussées plus loin ce sont les épaules, puis tout le corps qui s’engouffrent dans ce nouveau monde. Amélie, la stagiaire sage-femme, a juste le temps de me rappeler de venir attraper mon bébé et voilà un bon gros garçon dans mes bras, tout est fini, ça ne fait plus mal et j’ai sur le ventre un bébé tout chaud, tout collé, qui fait bien plus que les 3kg500 prédit au vu du gras de son cou et de ses épaules rondes. Robin prend tranquillement le sein pendant que je savouuuure cet intense moment de bonheur : je n’ai plus mal.

Bon, en fait je vais encore avoir mal une bonne semaine à chaque tétée, le temps que les « tranchées » se calment. Ça c’est pas juste, tu accouches et il faut encore se taper des contractions pendant une semaine chaque fois que le bébé tête.

Le lendemain matin, Charlotte arrive dans notre lit comme tous les matins de vacances pour trouver un nouvel enfant dans les bras de sa maman. Elle reste du coup bien pelotonnée dans les bras de son père, lançant un regard interrogateur et suspicieux à ce petit être qui vient tout d’un coup de prendre une place considérable dans la famille.

Voilà, j’ai maintenant 2 enfants. Deux. II. Ça fait drôle.

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septembre 30, 2010

Charlotte aux pommes

Filed under: deuxieme année,voyages — by maman au cube @ 3:57

En cette belle journée de début d’automne, Charlotte a fait sa première sortie aux pommes, activité québécoise saisonnière à laquelle participent tous les enfants. Pour l’occasion, j’avais choisi un beau verger bio, histoire de ne pas emplir leurs petits poumons de fongicides et autres pesticides sympathiques, aaah, je dis « leurs » car nous étions accompagnées de mon amie Patty et de sa fille Aislyn de 21 mois. Les filles ont adoré se rouler dans l’herbe fraichement coupée, partir à la recherche des coccinelles sur les pommes, passer sous les pommiers pour changer de rangées (au grand dam de la maman à 6 mois de grossesse pour qui un pommier est vraiment un arbre trop prêt de la terre), et parler aux poules, car ce sont elles qui fertilisent la terre du verger.

donc une belle photo de la miss,….et aussi de la maman.

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